Portland est clairement ce qui nous a attiré en premier. Mais! On découvre que l’Oregon offre bien plus... et on s’y sent un peu comme au Québec, avec la vibe relaxe de l’Ouest.
Du 23 juin au 5 juillet 2019
13 jours
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Publié le 27 juin 2019
Hood from Plane 

On commence fort avec un premier arrêt chez Pit’s Daughtnuts. Trendy, éclaté, chai fait maison, beignets délicieux! Après tout, c’est leur spécialité. On aborde une maman à la coiffure funky blonde qui est avec son fils. Elle répond à nos questions: pas d’équipe de baseball mais une équipe junior. La vie est un peu moins chère ici qu’à Oakland (California), où elle vivait il y à 5 ans.

Route vers Mount Hood. Arret aux Outlets Columbia Gorge. Adidas! Bon rabais sur nos souliers... pareils! On fait ti-couple!

C’est nuageux. En route arret a Sandy. Pas de vue, trop de nuages. Mais sur la route on voit tranquillement apparaitre le Hood. La route est narrow a certains endroits. C’est magique et Jean Michel Blais nous ennivre. On grimpe au sommet au son de la musique de Shining. On est les seuls a faire ca? Surement pas. Arrivés la, les skieurs sont en dizaines. La montagne enneigée qui domine le Timberline lodge. Ambiance influencee par Shining. C’est un peu nuageux mais... assez ensolleillé! L’interieur du lodge est magnifique, rustique. 2 ou 3 e etage: on mange direct a la fenetre avec la vue. Charcuteries et clam chowder. Bon cidre. Ca sent le poele a bois. Notre serveur a la coupe longueil. Wow. Les animaux empaillés nous entoure. Tout y est.


Je me balade ensuite un peu sur la Pacific Crest trail. Magnifique de voir les montagnes a perte de vue. Les glaciers font des dizaines de petits ruisseaux. Je croise un randonneur. Il a lair de ses souliers, amoché. Oh et je sens l’effet de l’altitude a 2000 metres.

On quitte. Vers Frog Lake. Sans plus. Eau un peu verte turquoise. Sur la route de retour, Hood se pointe a quelques detours.

Check in au airbnb. Cute, lovely. Un peu crade dans leur espace mais la chambre est propre. Aulie nous propose une balade dans l’ancienne rainforest (M. Hood National Forest) le long de la Salmon creek river. Magnifique! Magique. La lumière du soleil couchant a travers ces grands arbres aux gros troncs accablés et usés par la mousse. Et le son de la riviere. Et les troncs d’arbres morts un peu partout autour. L’écorce rouge. Le chant des oiseaux au crepuscule.

Souper au Skyway. Recommandé par la airbnb. Musique live. Un vieil homme a la guitare qui semble avoir fait le tour des USA. Bon macncheese! Une deco des plus excentriques... wow!

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Sandy, Oregon. On quitte la coquette chambre Airbnb, dans le calme plat de la maison. Personne pour nous dire bye. Direction un petit third wave choisi au hasard. Le Antfarm. Retour un peu sur nos pas, sur l’autoroute. Elena, une jeune de mon âge nous accueille! Nous donne des cues: Bagby Hotsprings et le thrift shop de sa mère (qui sera fermé...). Super déjeuner suggéré par Elena. Un cours/formation se prépare derrière nous: c’est un café où la communauté est bien importante, tout autant que l’éducation.

Direction Estacada. Le thrift shop est fermé. Direction le bord de la rivière. On a rencontré Rosie et Mike. Des genres de rednecks bien sympathiques qui n’aiment pas Portland. Mais ils nous donnent plein de cues sur l’Oregon. The real Oregon ils disent. Tout en pêchant et en mogréant parce qu’aucun poisson ne mord à la ligne et que le chien ne veut pas les écouter. Matante Jo jase et Sam est contemplatif sur le quai.

Bagby Hot springs

On s’en va aux hotsprings. Austin: impossible de trouver. Bagby. Après bien de la route, le long des rivières aux eaux turquoises bordés par une forêt dense et des arbres majestueux, c’est magnifique, nous trouvons le trailhead. Rando d’environ 40 min qui mène à des bains en bois qu’il faut nous meme remplir en orientant un tuyau directement sur le hot spring... hot spring qui sort directement de sous la terre! Tout ou presque est démantelé. Sauf les bains communs, derrière où je m’avanve et découvre un mec avec son chien, un beau mec. Avec sa bière et son zizi à l’air. Il est fuck beau. Ses cheveux semi-long, son air d’Alexander Supertramp. Venu de Chicago, il habite par là depuis 3 ans. Il nous laisse son bain et quitte. Moment détente. Oiseaux. Soleil. Et Jo qui mange des chips avec ses mains salies par l’eau... selon Sam!

Retour en mangeant des chips et détente sur les roches en plein centre de la rivière. Souvenir de Corse.

Route 20 ou 22

On prend la route vers Sisters. Brièvement, une route avec les pics enneigés qui se pointent aux détours, des arbres majestueux bordant la route, des rapides aux eaux turquoises, quelques voitures seulement, un belvédère face au superbe Mont Washington qui se dresse derrière les forêts qui ont bruler en 2003. Pas de réseau, c’est silence. Fait un grand bien.

Sisters et Bend

Lovely house notre airbnb. Méchant beau jardin derrière avec plein de Panderosa Tree. Hotesse qui parle un peu francais, et très jolie avec ses cheveux blancs. Scott son voisin est aussi très chaleureux. Visite de quelques minutes dans le village de 2-3 rues. On croise des Quebecois qu’on avait remarqué dans le même avion que nous. Oh mais! Tout au bout de la rue, magnifique vue sur les Monts enneigés. Avec des biches en prime. Quel cadre sauvage incroyable.

Heureux d’avoir été jusqu’à Bend, la capitale de la bière, les portes du désert selon le beau mec de Bagby. Crux Fermentation, ouvert depuis 8 ans, installé dans la section industrielle a changé le paysage. Au pied de l’autoroute, espace gazonné avec des food trucks et une belle batisse avec toutes les installations d’une microbrewery. On prend le tray de degustation. Delicieux. Tout le monde a un chien. Magnifique vue sur les montagnes.

Finalement, en passant par un genre de pub ludique qui ferme bientot, on va manger un dessert dans dowtown Bend. Attention: Sam entre dans un one-way... memorable! Chez Drake, où le gérant nous acceuille en francais. Parce qu’il est francais. Et on mange un mechant bon pouding! Belle ambiance de fin de soirée. Petit théatre illuminé aux néons, boutiques trendys, jolie parc qui donne vue sur la montagne. Retour au Airbnb.

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Publié le 28 juin 2019

Sisters Coffee

Petit passage au Sisters Coffee.

Bonne tartine d’avocats/bacon et un chai latte, ma foi, le meilleur que j’aie bu je pense! On sirote dans l’ambiance de chalet... mais on a ben de la route!

Dee Wright observatory

À partir de Sisters, une forêt densément peuplée de Ponderosas. Lentement, une route désolée par les feux qui se sont multipliés dans les dernières années mène à un promontoire au beau milieu d’un champs de lave, construit en 1935. Je me crois en Islande, à Death Valley, ou ailleurs... À partir de l’impressionnante structure faite de roches de lave, on aperçoit tous les sommets de la région des Cascades Mountain : Washington, Jefferson, Sisters... Et deux petits ilots de forêt en plein coeur du champs de lave... elle qui comme l’eau fraye son chemin par gravité et qui a épargné ces quelques arbres... il y a 2700 ans. Descente de l’enfer jusqu’au paradis... la Proxie Fall. On est à 5000 pieds... ça descend!

Proxie Falls

Une trentaine de minutes de marche dans un sentier le long de coulées de lave et au pied de très hauts arbres (encore!) mène à la Proxie Falls. Elle est, de un, très froide... j’y ai mis mes pieds pour la photographier, et de deux impresssionnante. Nous n’avons fait que sa partie supérieure. Sur la route pour la suite, petit arrêt au pont couvert de Vida. C’est bien, mais sans plus.

Eugene

On prend un lunch au Market de la 5th Street. Ancienne mill convertie en marché. On se rend compte qu’on doit coucher à Eugene ce soir. J’avais bien planifié! Une chance que j’ai vérifié, nous aurions fait tout cette route pour rien!


Pas de chance avec les hot springs... mais!

Nous avons fini par trouver les sources d’eau chaude, mais il fallait traverser la rivière et c’était des trous boueux alors non...! Nous nous sommes rendus à la chute de Salt Creek. La deuxième plus haute en Oregon. Pour vrai, ne sachant pas à quoi s’attendre, eh bien, me voilà hors d’haleine, tu te trouves directement en amont de la chute qui se jette tout droit dans une profonde gorge tapissée de mousse verte émeraude et fluo! C’est impressive! Wow! On se remet bien de nos émotions du genre Jo va nous tuer en faisant un dépacement par la gauche...! (Not)

Retour vers Eugene. Souper au resto italien Beppe et Gianni. Un délice! Mozza/tomate. Carbo pour Sam. Retour tranquille à l’hotel.

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Eugene

Longue route qui nous attend aujourd’hui. Eugene-Newport. On prend quand même un moment pour se balader, kumbucha/café en main, dans le calme downtown Eugene. On remarque des espaces, des rues où il est interdit de fumer... méchante bonne idée! Sinon, la vibe must be nice le soir...!

En route vers l’Oregon Coast. Petit arrêt à Elkton, où l’on rencontre une jeune fille, commis d’une boutique de souvenirs. Elle nous dit qu’il y a 199 habitants, 86 jeunes à l’école, et qu’elle habite ici depuis qu’elle est née. On parle du village: une belle communauté, qui se rassemble au centre communautaire souvent, qu’ils ont eu une grosse tempete de neige cet hiver qui les a pris au dépourvu. Et elle nous confirme que le cannabis est légal en Oregon. Charmante conversation. On fait un arrêt justement au centre dont elle parle: visite d’une salle aux papillons sans papillon... il y a des chenilles par contre! Et une fille qui se fait un plaisir de nous expliquer les étapes de la métamorphose... Sam est bien impressionné, on dirait qu’il découvre ce processus-là! Fascinant: on trouve ça ben drôle! On poursuit à travers la forêt encore et encore.

Coos Bay et Bandon

7 Devils Brewing Co.: ils ont de la poutine! Très bonne en plus: bien que j’y ajoute un pot de sauce! Et une bonne bière noire! Petit arrêt au marché local, on y achète des cerises! Délicieuses.

La pluie commence à tomber. Direction Bandon quand même. On s’arrête à Face Rock ViewPoint... fait frette, et c’est venteux. Maia c’est ben beau, enfin on voit la côte! Parce qu’en fait, à cause des Oregon Dunes on ne longue pas la côte pendant 40 miles. Justement, trop de pluie, pas possible d’aller marcher dans les dunes... petit arrêt quand même au viewpoint. Magnifique contraste entre forêt, dunes et mer. Dune du Pilat... oui ça ressemble!

Sea lion cave et Newport

Un peu découragé, on poursuit notre route et nous nous arrêtons au Sea Lion cave. 14$ l’entrée. C’est pas donné, surtout que je manque échapper mes Tom Ford par dessus le bord de la rampe... direction l’océan! Mais non, elles ont tombé coté terre. Mais... la vue est magnifique! La rudesse de la côte Pacifique, le phare de Aceta pas trop loin, les dizaines de sea lion en contrebas. Et la grotte à 120 pieds sous la terre, accessible par un impressionnant ascenseur intégré dans le roc depuis 1961. Quand même! Ils ont même fait un musée tout en bas. Celui ou celle qui a rêvé de cet attraction: chapeau! Ca vaut le detour. Surtout quand tu vois qu’il y a 3 stationnements et que t’es presque l’unique voiture. Vraiment l’Oregon est pas touristique cette semaine!...

Direction Newport. Bizarre, mais les noms des creeks que l’on croise semblent tous un peu sortis d’une même thématique: Suslaw, Gwyn, Tilicum, Cummin... Arrêt à un point de vue magnifique...!


Et souper au Georgie’s: vue directe sur la mer, saumon et crabe frais, un délice!

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Au réveil, Newport est sous les averses. Vaut mieux ne pas ouvrir les rideaux et rester au lit selon Sam. Ce que nous faisons. Mais l'envie de découvertes n'étant pas très loin, elle nous sort du lit et je suis au volant de notre Camery vers les 9h. Arrêt obligé au Walmart, besoin d’imperméable! Et... Direction le Cape Perpetual, situé dans la Siuslaw National Forest, au sud de Newport. Apres quelques minutes de conduite, le ciel semble vouloir se dégager. On entame alors une balade qui nous en fera prendre plein les yeux: des piscines naturelles taillées dans le roc, les falaises escarpées qui s'étendent le long de la cote jusqu'a l'infini, des formations géologiques spectaculaires. Les nuages et le brouillard ajoutent un aspect creepy qui contraste avec la luxuriante, resplendissante végétation qui nous entoure. Vraiment, une balade mémorable.

En revenant vers Newport, on s’arrête dans le village de Yachats (prononcé ya-hots), au Green Salmon Coffee, un peu hippie, un peu bobo. Leurs sandwiches sont délicieux, le thé hibiscus est yummie! Surtout, on est bien curieux de voir les différents produits dérivés de cannabis qu’ils vendent: jujubes, chocolat, crème....Rassasiés, nous reprenons la route vers le phare Yachina Head. Magnifiquement entretenu, il a été mis en fonction en 1873. Sur les falaises et les rochers qui l’entourent se prélassent des dizaines de phoques, et des colonies d’oiseaux y vivent durant l’été. Fait intéressant (ou pas, c’est selon) on peut voir le phare dans le fameux film The Ring... Puisque la marée était basse nous avons pu en profiter pour descendre sur la plage de galais noirs et jouer à cherche-et-trouve avec les 🦀. Le soleil, l’air salin, le cri des phoques, les touristes détendus que l’on a rencontrés... tout y était.

Nous avons finalement remonté encore un peu la côte et fait quelques arrêts rapides à différents points de vues, et un dernier arrêt détente sur une plage sauvage de sable fin, où assis sur un tronc d’arbre nous avons contemplé la mer.

Et, et, et! Petite gâterie pour le souper. Un bon resto de fruits de mer, très coûteux, mais qui en a valut le coup! Risotto de poix vert à la sauce au vin et pétoncles. White wine. Pudding caramel salé pour Jo/Gauffre de gâteau aux carottes pour Sam. Vin dessert. Double Yummie. Avec une vue directe sur le port et le magnifique pont de Newport. Rien de moins.

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8h. Newport. Avant de quitter Newport, nous nous accordons un petit moment de repos, cafés en main, à la marina. Assis face à la baie, nous observons les passants souriant au soleil qui est revenu. L'un d'eux, une dame avec un cooler à petites roulettes, attire notre attention. Nous la suivons du regard : elle s'avance sur les quais à travers les bateaux de pêche et s'arrête chez Chelsea Rose. Une embarcation, toute petite comparée aux autres qui sont amarrées autour, sur laquelle une bande de jeunes vendent du poisson frais. Un phoque passe nous dire bonjour au moment où nous décidons d'aller à la rencontre de la dame au cooler. Les jeunes du Chelsea Rose, en particulier celui vêtu d'une chienne de caoutchouc jaune et de gants bleus, nous expliquent rapidement la réglementation qui encadre la pêche ici, à Newport. Pour certains types de poissons, un quota et un nombre limite de jours est permis pour la pêche par année. L'homme en caoutchouc nous explique tout ça avec passion, tandis que la dame au cooler quitte discrètement, et les jeunes entrepreneurs charcutent du poisson et trimballent de gros morceaux de chair en arrière-plan. Ça bouge à la marina de Newport: de nombreux hispanophones sont constamment en train de charrier des bacs de plastique en se lançant des Buenos Dias, des poissonniers vidangent les restes et les entrailles de poissons dans de grosses bennes... Et nous sommes au coeur de ce brouhaha. Bon matin! Chemin faisant, nous rencontrons une petite famille aux cheveux blonds qui cherche des sea lions... pas de chance ici. Sous le soleil qui commence déjà à taper, nous reprenons la route, quittons le fascinant Newport.

11h. Cape Kiwanda. On ne connait pas toujours l'état des routes que l'on emprunte: pour se rendre à Cape Kiwanda, nous avons dû descendre directement sur la plage avec la voiture. Pour faire une histoire courte, notre Camry a du s'aventurer dans un ruisseau et nous avons entendu un gros « Poc! » probablement causé par un caillou. À noter qu'il n'y a pas seulement eu frictions entre caillou et voiture... L'air salin et la vue sur la haute dune du Cape Kiwanda ont rapidement chassé cet épisode de notre esprit. Une petite demi-heure a suffi pour se rendre au pied de la dune au sable chaud et pour l'escalader. Du sommet: c'est à couper le souffle. Nous avons même pu apercevoir quelques baleines au large: malgré ma face de "J'ai tu vu une baleine moi?! " C'en était bien une.

Contrastes entre les dunes dorées, les vertes forêts, la mer agitée, les rochers jaunâtres. Magnifique.

Un point de vue coup de coeur.


13h. Oceanside. Diner au très jolie Roseanna's Cafe, tout recouvert de bardeaux de cèdre, en bord de mer. Bedons pleins, nous nous baladons sur la plage jusqu'à un imposant promontoire. Que nous contournons, pieds dans l'eau. De l'autre côté, apparaissent d'autres gigantesques sea stacks, ces formations géologiques (par érosion) qui se dressent hors de l'eau telles des aiguilles, des piliers, et qui font penser à des baleines de pierre qui émergent de l'eau. C'est fascinant.

Carcasses de petits crustacés un peu partout, ados qui jouent à un jeu qui me plait bien (et je prend clairement pour l'équipe des filles parce que le jeu demande beaucoup de force et qu'elles sont toutes chétives), vagues qui se fracassent sur les sea stacks.

15h. On se rend compte qu'un tunnel sculpté dans le roc du promontoire relie les deux plages. Nous l'empruntons et direction Cape Lookout State Park et Cape Meares. Nous nous rendons au pied de l'Octopus Tree, un spruce (épinette); le plus gros de l'Oregon avec ses huit troncs, que Sam surnomme Spruce Springsteen. Et encore, les panoramas se multiplient et ne peuvent se décrire avec les mots. Sur la plage de galets noirs en contrebas du phare du Cap Meares, une dame de l'Utah me dit : « Nature at its best ». Simplement.

16h. Tillamook. Arrêt, très bref, à la fromagerie de Tillamook. Nous apprenons que les propriétaires italiens qui annoncent du fromage français sur la devanture de l'édifice, détiennent Pepsi. Ça donne déjà une idée du type de fromagerie: une grosse business et une trappe à touristes. En plus, la fermette est déprimante: les animaux semblent en mal de vivre, surtout cette chèvre dégarnie de son poil qui nous surprend avec sa grosse excroissance sur le ventre. La pauvre bête.

17h. Astoria. On roule donc jusqu'aux limites de l'état. Astoria, avec son superbe pont aux allures du pont Jacques-Cartier, qui traverse jusqu'à Washington State. Notre hôtel: le Norblad Hotel, super chouette. L'hôte, aux cheveux blonds dégarnis et à l'attitude très zen, nous donne quelques conseils pour passer une bonne soirée. Suggestions que nous suivons!

Norblad Hotel 

Nous commençons avec l'Inferno Lounge, où l'on sirote une bière locale; vue magnifique sur le pont et la rivière Columbia qui se jette dans le Pacifique. On se balade un peu, cherchant à voir le coucher de soleil et nous faisons la rencontre de deux dames sur le quai. L'une d'elles n'arrête pas de nous dire « I love you guys »! Et « What kind of language is this... Bonjeur» ! Elle est hilarante. Son amie, cigarette au bec, la regarde, introvertie. L'extravertie nous parle de son amour pour l'Oregon, et pour Astoria, en particulier. Et hop! Un drone vole au-dessus de nos têtes! Elle prétend qu'on se fait espionner... tandis que des mouettes tentent d'attaquer le drone. Drôle de moment, et coucher de soleil d'un rose pétant.

Très silencieuse ce soir, Astoria se couche tandis que nous nous dirigeons vers la brasserie Buoy. Attention... la serveuse nous explique comment prononcer buoy: bou-i! Elle comprend assez vite que nous sommes des French Canadians! Le repas: du saumon et des moules directement pêchés dans l'estuaire de la rivière. Les fruits de mer et le poisson sur la côte: yummy. En sortant, la serveuse nous dit : « Enjoy the outside world for me, guys ». Et nous revoyons la petite famille qui cherchait les sea lions plus tôt ce matin.